Avant tout contact : les deux listes à consulter
PreteurPrive.fr est un guide indépendant consacré au prêt entre particuliers et aux « prêteurs privés », en France, en Belgique, en Suisse, dans les DOM-TOM et dans les pays francophones. Le site n'accorde aucun prêt, ne met personne en relation et n'agit pas comme intermédiaire en opérations de banque : il explique les règles, les coûts et les risques pour vous aider à décider en connaissance de cause.
Le sujet attire autant les personnes de bonne foi que les escrocs. Avant de chercher un financement hors banque, il vaut donc mieux savoir ce que la loi permet, comment vérifier un interlocuteur et quelles alternatives existent.
Ce que la loi française autorise
Prêter de l'argent à un proche, ponctuellement, est parfaitement légal. En revanche, prêter de manière habituelle contre rémunération est réservé aux établissements agréés : c'est le monopole bancaire. Un particulier qui se présente comme « prêteur privé » proposant des crédits à des inconnus sort donc du cadre légal.
- Les intérêts éventuels ne peuvent pas dépasser le taux de l'usure publié par la Banque de France.
- Un écrit est fortement conseillé : une reconnaissance de dette mentionnant la somme en chiffres et en lettres, écrite par l'emprunteur.
- Un prêt de plus de 5 000 € doit être déclaré à l'administration fiscale (formulaire 2062).
- Les intérêts perçus par le prêteur sont imposables.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur la rédaction d'une reconnaissance de dette.
Se protéger des arnaques au faux prêt
La grande majorité des « prêteurs privés » qui démarchent sur les réseaux sociaux, les forums ou par messagerie sont des fraudeurs. Leur méthode est connue : promesse d'un accord rapide, même en cas de fichage, puis demande de frais avant le versement (frais de dossier, assurance, « taxe de déblocage », honoraires d'un prétendu notaire). L'argent versé n'est jamais récupéré et les documents transmis peuvent servir à une usurpation d'identité.
Trois réflexes suffisent souvent : ne rien payer avant de recevoir les fonds, vérifier l'agrément d'un professionnel sur les registres officiels, et consulter les alertes publiées par l'ACPR. Notre dossier sur les arnaques au prêt entre particuliers détaille les signaux à repérer.
Les deux listes à consulter en priorité
La page vrais prêteurs agréés explique comment reconnaître un établissement de crédit, un intermédiaire ou une plateforme réglementée, et comment vérifier son statut. La page faux prêteurs privés présente des noms et domaines relevés sur la liste noire officielle, ainsi que la marche à suivre pour vérifier et signaler une offre suspecte.
Comment utiliser les rubriques
- Guides par type de projet : achat immobilier, travaux, création d'entreprise, voiture, frais médicaux ou mariage.
- Guides par type de prêteur : prêt familial, plateformes, garanties, contrat, fiscalité et vigilance.
- Guides par profil d'emprunteur : étudiant, senior, chômeur, auto-entrepreneur, personne fichée ou parent isolé.
- Guides par pays : Belgique, Suisse, Québec, Maghreb, Afrique de l'Ouest et centrale, océan Indien.
- Guides par ville : grandes villes françaises et belges, départements et collectivités d'outre-mer.
Avant de vous engager
Comparez toujours avec les solutions encadrées : prêt bancaire, microcrédit accompagné, aides publiques, plateformes autorisées. En cas de difficultés financières, un conseiller budgétaire, une association ou la commission de surendettement sera plus utile qu'un nouvel emprunt. Pour un montant important, un notaire ou un avocat peut sécuriser l'opération.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.